Editorial

 

Après Dublin, quelques réflexions


 A Dublin, le Conseil européen a donné une forme définitive à sa volonté politique de mettre en place la monnaie unique; l’euro sera adopté le 1er janvier 1999. Il appartient désormais aux différents secteurs de l'activité économique de se mettre en ordre de marche et de se préparer à ce changement.

La revue, prenant du recul par rapport aux questions techniques, s'est adressée pour la composition de ce présent numéro à des personnalités et à des économistes bien au courant de leur dossier; elle leur a demandé de présenter dans ses colonnes un élément de l'UEM qui, dans leur opinion, paraît important ou négligé jusqu'alors. Les sujets traités couvrent un large spectre mais ils peuvent cependant être regroupés suivant quelques thèmes principaux:

- on se plaint couramment que, malgré tous les moyens employés, l'information sur l'union monétaire ne soit pas encore suffisante, on peut donc se réjouir que plusieurs auteurs mettent l'accent sur le processus de mise en place de la troisième étape et sur ses implications en mentionnant, chemin faisant, les problèmes rencontrés, les solutions qui peuvent y être apportées ou le travail déjà accompli.

- il y aura aussi des solutions à trouver aux problèmes qui vont découler des relations entre la zone euro et un nombre progressivement accru d'Etats membres aux évolutions non nécessairement convergentes; faut-il dès lors parler de géométrie variable? Des difficultés pourraient également surgir concernant la question des relations économiques internationales de la Communauté européenne. Le rôle international de l'euro, qui n'est pas étudié dans ces pages mais qui vient de faire l'objet d'une communication de la Commission européenne, suscite déjà des débats sur la scène internationale avant même d'exister.

- le problème très technique de la fixation irrévocable des taux de change des monnaies des pays entrant dans la zone de l'euro va lui aussi être la source de bien des discussions avant que l'on puisse trouver une solution apaisant les esprits et les marchés.

- les critères de convergence et la dimension sociale de la Communauté européenne, deux problèmes fort différents mais tous deux d'actualité, ont fourni matière à des réflexions engagées.

Et l'Europe dans tout cela! L'UEM constituera une étape essentielle dans la construction européenne mais ce n'est pas une fin en soi. A l'évidence on devra trouver une solution pour que le destin de l'Europe ne bascule pas à cause de quelques décimales en trop au delà du seuil fatidique de 3% pour le déficit budgétaire 1997.

 

Le comité de rédaction


 

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