Editorial

Au lendemain du Conseil européen de Dublin

 Hervé Carré


 

Au lendemain du Conseil européen de Dublin, le doute n’est plus permis : l’euro sera adopté le 1er janvier 1999. Volonté politique constante, intensification des préparatifs et progrès de la convergence se conjuguent pour transformer ce qui n’était, il y a quelques années, qu’un défi sans précédent en une réussite majeure de la construction européenne.

Chaque réunion du Conseil européen apporte un nouveau témoignage de la volonté politique. A Madrid, en décembre 1995, les chefs d’Etat et de gouvernement avaient confirmé la date du début de la troisième étape, donné un nom à la monnaie unique, et adopté un scénario de référence pour l’introduction de l’euro. En même temps, ils avaient donné mandat de continuer de préparer la troisième étape.

A Florence, en juin dernier, ils avaient pris note de l’état des travaux préparatoires et appelé à des progrès rapides. A Dublin enfin, en décembre 1996, ils ont pu endosser les accords qui s’esquissaient.

Les travaux préparatoires qui ont permis de parvenir à ces accords ont été intenses. Ils ont concerné les domaines divers, et font l’objet de la présente livraison de la revue. Il s’agissait en effet de :

 

Parallèlement à ces travaux, la convergence a progressé. Selon les prévisions de la Commission, qui concordent avec celles des grands organismes internationaux, en 1997 quatorze Etats membres devraient respecter les critères d’inflation et de taux d’intérêt à long terme, douze devraient enregistrer un déficit public correspondant à 3% ou moins du PIB, mais en nette diminution. En outre, il y a aujourd’hui douze pays dont la monnaie fait partie du mécanisme de change du SME. Au delà de ces perspectives favorables, les progrès déjà accomplis aujourd’hui sont, pour les marchés, pour les opérateurs, le plus sûr garant de la volonté politique exprimée lors de chaque réunion du Conseil européen. L’aboutissement des travaux préparatoires en cours répond aussi à leurs attentes, en dissipant les incertitudes dans les domaines essentiels. D’ores et déjà, ils considèrent que l’union monétaire se fera à la date prévue. Ceci est de bon augure pour la réussite de l’ensemble d’un processus historique.

  

 

BACK

HOME

CONTACT